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 LA CHINE

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MessageSujet: LA CHINE   Mer 18 Avr - 23:02

Etude de la chine, ses habitudes, ses origines....

N'hésitez pas à poster.
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MessageSujet: LES CHINOIS ET LA NOURRITURE   Mer 18 Avr - 23:03

Les Chinois et la nourriture : une histoire d’amour millénaire


Une folle passion ou un amour raisonné? Il suffit d’un peu d’observation et d’une certaine connaissance de la gastronomie chinoise pour tenter de répondre à cette question.

Il y a des milliers d’années, Confucius a dit que la nourriture était le « premier besoin des gens ». Que ce soit par respect pour ce grand philosophe ou par pure coïncidence, les Chinois traitent la nourriture non seulement avec grand respect, mais également avec passion.

En chinois, il n’y a pas de mot pour exprimer quelque chose comme « prendre une petite bouchée », et la salutation traditionnelle « Chi fan le ma? » signifie littéralement « Avez-vous mangé? ». La nécessité a forcé les Chinois à manger presque tout ce qui pousse sur terre, ce qui s’y déplace ou ce qui vole dans le ciel. Mais les gens ont transformé cette nécessité en vertu, et de nos jours, la cuisine chinoise s’enorgueillit de la plus grande variété de plats au monde (autour de 5 000). Ces plats peuvent être divisés en différents styles et sous-catégories selon la géographie, la nationalité ou le groupe social qui a inventé, adapté ou exclusivement consommé un plat ou un autre – et il y a des plats familiaux, officiels, impériaux ou médicinaux. Il existe aussi des plats froids, chauds ou sucrés et des soupes qui sont divisés en différents types selon la cuisson. Chaque plat chinois ne peut pas être séparé de l'histoire de son origine : il a absorbé des influences issues de la géographie, des conditions climatiques, des ressources naturelles, des coutumes locales, ainsi que des facteurs sociaux et culturels.

Une symbolique riche

En Chine, manger veut dire bien plus que simplement remplir un estomac; la nourriture est toujours chargée d'importance et de sens. Cela se constate facilement pendant les célébrations de la fête du Printemps. Chaque mets sur la table a son interprétation : les oranges pour souhaiter la chance et de bons revenus; le poisson, la richesse; le poulet, encore la chance; les marrons, des revenus plus élevés; et le fromage de soja, l’espoir de s’enrichir. Les nouveaux mariés mangent des boulettes sucrées faites de farine de riz glutineux en espérant faire de leur mariage une expérience douce et harmonieuse; sur leur lit de noce, ils trouvent des noix, des dattes, des bonbons et des oranges laissés par leurs parents – le souhait de ces derniers que les nouveaux mariés donnent naissance à un fils dès que possible. Lorsqu’un bébé a un mois, sa mère se verra offrir des œufs bouillis teints en rouge. Cela signifie qu’elle est maintenant « propre » et peut aller prier dans un temple.

Un ancien dicton chinois déclare : « Pour un homme, la nourriture est la chose la plus importante ». Voilà pourquoi les gens traitent chaque repas avec sérieux et respect. Les Chinois mangent trois fois par jour, et au restaurant, ils commandent des plats avec le plus grand sérieux. Chaque personne assise à la table se verra demander ses préférences et quels plats elle aimerait essayer. Vos amis ou collègues chinois seront très étonnés si vous restez indifférent au fait de commander votre repas.

Pour les Chinois, la nourriture ne concerne pas seulement l'estomac, c'est un grand plaisir, de sorte qu’ils ne mangent jamais à la hâte et essaient de goûter autant de plats différents que possible. Lors des occasions festives, il y a des dizaines de plats sur une table, comme il était de mise autrefois. Aujourd'hui, beaucoup de gens s'en tiennent toujours au rituel éprouvé des repas : d’abord les « huit collations froides » traditionnelles comprenant poulet froid, haricots, œufs durs cuits dans la chaux, crevettes et divers légumes. Puis, viennent les plats chauds, et là encore, il doit y en avoir huit. Bien souvent, le dernier plat chaud est un poisson entier – un souhait de chance et d’abondance. Le riz est servi au milieu du repas ou parmi les derniers plats.

Contrairement à la tradition européenne, la soupe est servie à la fin du repas, car les Chinois pensent que c’est mieux pour la digestion, et je dois dire qu’ils ont absolument raison. Vient alors la variété des plats sucrés et des fruits. Lorsque les fruits sont servis, cela signifie que le repas est terminé.

Un repas à la chinoise signifie que les plats ne sont pas servis individuellement, mais pour tous les convives, et chacun peut mettre quelque chose qu’il aime dans son plat ou même dans celui d'un voisin. À une table, tous sont égaux, car les Chinois préfèrent des tables rondes avec une plaque tournante, afin que chacun puisse facilement atteindre n'importe quel plat de son choix.
Les bonnes manières à table signifient que chaque convive d'un festin peut verser de l’alcool dans le verre d'un voisin et lever son verre à quelqu'un. En Chine, les gens aiment porter un toast et boire leur alcool jusqu'à la dernière goutte en disant « Gan Bei! Gan Bei! » (Cul sec). Très souvent, vous pouvez voir des personnes retourner complètement leur verre, une façon de démontrer leur hardiesse et leur honnêteté à boire. Frapper les verres est largement accepté en Chine, et si, à une table, les gens sont trop loin les uns des autres pour faire tinter leur verre, ils peuvent frapper leur verre contre la surface vitrée de la plaque tournante au centre de la table.

L’Orient et l’Occident se rencontrent-ils à table?

Dans beaucoup de pays, les gens vont au restaurant non seulement pour manger, mais également pour passer du temps ensemble, bavarder et parfois danser. En Chine, c’est différent. Les gens vont dans un restaurant dans un seul but : manger. Tout est subordonné à ce but, ce qui explique pourquoi, très souvent, l’intérieur des restaurants est très simple, voire même spartiate. Les heures d’ouverture des restaurants sont également déterminées par la consommation de nourriture, de sorte qu’il n'est pas toujours facile de trouver un restaurant ouvert après 22 h, car la plupart des Chinois ont déjà mangé. Mais il y a une chose dont vous pouvez être certains : même si un restaurant ressemble à un casse-croûte, la cuisine est habituellement de bonne qualité. La manière la plus facile de juger est de voir si le restaurant est bondé. Un restaurant plein à capacité signifie à coup sûr un grand chef. Dans ce pays, un « bon restaurant » ne signifie pas un intérieur feutré, un beau décor et pas même un service hors pair, mais d'abord de l’excellente nourriture, car c'est la première et la seule raison pour laquelle les gens vont à ce restaurant et y reviennent.

J'aime observer les Chinois manger : c'est un spectacle incomparable et émouvant. C’est comme s’ils essayaient la nourriture pour la première et la dernière fois de leur vie : les baguettes bougent rapidement, les lèvres mastiquent ardemment et l'estomac va être rempli joyeusement et à satiété. Vous pouvez être témoin de cette scène au moins trois fois par jour, et chaque fois elle est semblable. Certains disent qu’il en est ainsi parce qu’il y a 25 ans, les gens de ce pays n'avaient pas suffisamment à manger. C'est vrai et cela peut être l'une des explications, mais je pense que la raison principale est beaucoup plus simple : les Chinois aiment manger, ils aiment les saveurs et les goûts différents, et la nourriture est pour eux un divertissement. Voilà pourquoi la restauration est une activité prospère dans ce pays.

De nos jours, il est facile de trouver des restaurants qui conviennent à tous les goûts et à toutes les bourses. Sur la rue, vous pouvez commander un plat énorme et sans prétention de jiaozi bien frais pour 0,25 $US, ou vous pouvez dîner dans un restaurant exquis de Shanghai pour plus de 100 $ par personne : le choix est vôtre.

Parallèlement, les restaurants chinois affrontent un problème très particulier qui est pratiquement inconnu des restaurants européens : ici, les gens commandent trop de plats. La raison principale d'un tel gaspillage d'argent et de ressources n'est pas la nourriture elle-même, mais la conception courante en Asie et en Chine de la « face ». Les gens ne veulent pas que d'autres pensent qu’ils sont avares. Et n'oubliez pas : si vous invitez quelqu'un à manger, ce n'est pas simplement pour remplir les estomacs, c’est un événement social, une occasion de montrer votre hospitalité, et il n’est pas question d’économiser à ce moment-là. Les gens vont au restaurant pour renforcer les liens d’amitié et pour consolider des relations d'affaires; un grand banquet est un bon investissement.

En Occident, on négocie pour obtenir un meilleur résultat, mais en Chine, on mange ensemble dans le même but. Voilà pourquoi il est si important pour les Chinois de tenir un bon banquet et de ne pas avoir l’air avare : si c’est le cas, adieu amitié et adieu bonnes affaires! L'argumentation est simple : si les plats sont vides après un banquet, cela signifie que la nourriture était excellente, mais par ailleurs, cela peut aussi signifier qu'il n'y avait pas assez de nourriture pour tout le monde et quelqu'un peut penser que vous êtes avare. C’est ainsi que les gens commandent beaucoup, mais heureusement, ils aiment aussi beaucoup manger.

L’histoire d’amour des Chinois avec la nourriture se poursuit encore et encore...
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MessageSujet: CARTE DE LA CHINE   Jeu 19 Avr - 23:29

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Muriel
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MessageSujet: Re: LA CHINE   Ven 20 Avr - 0:31

Elle est super cette carte.

Quand on regarde l'échelle : 1 cm = 330 km, ça impressionne tout de même !!

Merci pour ce voyage ! bicker
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MessageSujet: TOUTES MES EXCUSES   Sam 21 Avr - 9:26

Je tenais à m'excuser auprès de Séverine (dizzi). En effet, en voulant supprimer un message que j'avais posté et qui était mal organisé, j'ai effacé le post qu'elle avait mis concernant la Chine.

Toutes mes excuses Séverine.
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MessageSujet: FRISE CHRONOLOGIQUE HISTORIQUE   Sam 21 Avr - 10:16



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MessageSujet: LE NOUVEL AN CHINOIS   Lun 30 Avr - 1:06

Le Nouvel An chinois est sans nul doute la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier. Il est aussi appelé « lunaire » parce qu'il se célèbre suivant le calendrier lunaire chinois et non le calendrier grégorien. Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis.
L'origine de cet événement remonte à plusieurs milliers d'années, au long desquelles se sont tissées des légendes riches en couleurs et en traditions. L'une des plus populaires est celle de Nien, un monstre cruel et vorace qui, croyaient autrefois les Chinois, dévorait les êtres humains la veille du Nouvel An. Pour l'éloigner des foyers, on affichait de chaque côté de la porte d'entrée une bande de papier rouge sur laquelle on écrivait un vers. On allumait des torches et claquait des pétards durant la nuit, des traditions toujours bien vivantes de nos jours. C'est qu'en effet, disait-on, Nien craignait le rouge, la lumière et le bruit. Dès le lendemain matin, un sentiment de triomphe et une ambiance de renouveau régnaient, puisque Nien avait été tenu à l'écart pour une nouvelle année. Tout le monde alors se réjouissait en lançant : « Kung-hsi » (félicitations).






Pour s'assurer toute l'année la bonne fortune, les Chinois donnent un nom particulier à chaque plat. Ce mets appelé Les cinq bénédictions de l'année nouvelle symbolise la longévité, la richesse, la paix, la sagesse et la vertu. (Photo de Chang Su-ching)Même si les congés pour l'occasion ne durent généralement que quelques jours à partir de la veille du Nouvel An, les festivités, elles, s'étalent en fait sur près de trois semaines. Elles commencent le 24e jour du dernier mois lunaire, lorsque les dieux montent au Ciel pour rendre hommage à l'Empereur de Jade, la divinité taoïque suprême, et lui faire un rapport sur chaque famille. Selon la tradition, dans les maisons, on honore ces dieux avec piété en leur brûlant de la monnaie votive qui aide aux dépenses de leur périple céleste. Un autre rite est d'enduire de sucre de malt les lèvres de l'effigie du dieu du Foyer, également un des pèlerins divins, pour s'assurer qu'il rapporte à l'Empereur de Jade de bons propos sur la maisonnée ou bien garde devant lui le silence.
Des formules poétiques, ou « voeux de printemps », sont accrochées partout dans la maison. Ce sont des bandes ou des carrés de papier sur lesquels sont inscrits des souhaits exprimant à tous « bonheur », « succès », « longévité » et « joie ». Ces carrés de papier--traditionnellement apposés à l'envers, parce que « renversé » se lit en mandarin tao, homophone du mot « arrivé »--représentent la venue du printemps ou de temps prospères.






Plus les craquelures sur le fa-kao, une sorte de gâteau de riz, sont larges, plus l'année nouvelle sera prospère, selon la tradition.La veille du Nouvel An chinois, les membres d'une famille qui vivent loin de la maison paternelle y retournent pour se réunir et partager un somptueux festin. A ce moment-là, ils distribuent aux plus âgés et aux enfants de l'argent placé dans une enveloppe rouge qui portera bonheur, tandis que tous veillent pour accueillir l'année nouvelle. Les Chinois ont longtemps cru que rester éveillés jusqu'au matin aidait les parents à vivre plus longtemps. Ainsi, ce soir-là, on n'éteint pas les lampes, non pas pour faire fuir l'horrible Nien, mais pour permettre à tous de rester ensemble, en famille. Certains se livrent à des cérémonies religieuses après minuit et fêtent dans leur maison la venue du dieu de la Nouvelle Année, un rituel qui se conclut par de longs craquements de pétards.






Pour les enfants, le moment le plus excitant de la fête est celui où ils reçoivent leur hong-bao, l'enveloppe rouge, contenant de l'argent.Le jour de l'an, le premier élan de chacun est de rendre l'hommage rituel aux ancêtres, puis de révérer les dieux. Les plus jeunes de la famille honorent ensuite les plus âgés. On revêt des habits neufs et on visite les parents proches, les amis et les voisins, échangeant des voeux accompagnés de la formule d'usage, kung-hsi fa-tsai, « félicitations et prospérité ». C'est aussi le moment de se réconcilier, les rancunes étant balayées pour faire place à la cordialité et à l'amitié.
Une des activités les plus populaires de cette fête est certainement la danse du dragon et du lion. La frayeur que ces bêtes suscitent est censée repousser les esprits malins, et le déploiement des danseurs agiles offre un spectacle apprécié.






Peu avant la fête, les marchés s'animent et des aliments de toutes sortes sont vendus.Le deuxième jour de la nouvelle année est réservé aux femmes mariées. Elles retournent voir leurs propres parents. S'il s'agit d'une nouvelle mariée, son époux l'accompagne et apporte quelques cadeaux à la belle-famille. Selon une légende pleine de charme, le 3e jour est celui où les souris marient leurs filles. Aussi la veille au soir, se couche-t-on plus tôt pour permettre aux souris de fêter tranquillement leurs noces.






La danse du dragon et du lion, aux mouvements vifs et aux costumes somptueux, est certainement un grand moment de la fête du Nouvel An chinois.Le quatrième jour, l'enthousiasme commence à s'estomper. Dans l'après-midi, on prépare des offrandes de victuailles pour accueillir le dieu du Foyer qui revient de son voyage céleste. Ce retour marque aussi la fin d'une liberté sans surveillance divine, comme le révèle un vieil adage chinois : « Il n'est jamais trop tôt pour renvoyer les dieux ni jamais trop tard pour leur demander de revenir. »






Les temples s'emplissent de fidèles venus brûler leurs bâtonnets d'encens, présenter leurs offrandes et prier les dieux, espérant qu'ils leur apporteront richesse et bonheur durant la nouvelle année.Le lendemain, les festivités de Nouvel An sont presque achevées. Sur les autels, on retire toutes les offrandes, et la vie reprend son cours normal. Enfin, le 9e jour de l'an lunaire, d'autres offrandes sont présentées dans les cours des temples pour célébrer la naissance de l'Empereur de Jade.






Puisque « poisson » se prononce yu comme le mot « abondance », les décorations comportant cet animal sont populaires durant la saison du Nouvel An chinois.Comme dans toutes les fêtes chinoises, la nourriture tient une place importante durant le Nouvel An, et les repas sont généralement élaborés. La plupart des plats alors préparés sont censés apporter la bonne fortune. Par exemple, le poisson (yu) signifie que l'« on a suffisamment »; la ciboulette aillée (chiu-tsai) représente l'éternité; le navet (tsai-tou), le bon présage; et les boulettes de poisson (yu-wan) et de viande (jou-wan), la réunion. Les desserts ont également leur signification propre, comme le gâteau de riz glutineux (nien-kao)qui évoque la carrière réussie et, au bout du chemin, la prospérité. Les Chinois du Nord servent des raviolis cuits à l'eau (shui-chiao), ayant la même forme que les taëls, c'est-à-dire celle d'un sabot de cheval, censés apporter la richesse à ceux qui en mangent.
Cependant, le Nouvel An chinois n'est pas seulement un moment de joie. Il existe aussi des superstitions néfastes et des tabous qui n'ont pas tout à fait perdu de leur vigueur. On croit toujours qu'il ne faut pas balayer le sol pendant les cinq premiers jours de l'année lunaire, de peur de jeter hors de la maison le bonheur et la fortune. Bien sûr, les jurons et les propos sur la mort sont proscrits en ces jours de liesse. Si on casse une assiette ou un plat, on prononce aussi vite que possible la phrase sui sui ping an (« paix pendant toute l'année ») pour conjurer le mauvais sort. Les bâtons d'encens et les bougies brûlent jour et nuit afin d'assurer la longévité dans la maisonnée. Chez d'autres, l'usage de couteaux ou de ciseaux est prohibé de crainte de ne couper le fil de la bonne fortune pour toute l'année qui commence. Quelques-unes de ces superstitions ont une connotation davantage spirituelle.






Le tableau Paix et prospérité au Nouvel An, de Huang Yueh, dynastie Ching, dépeint l'atmosphère festive du Nouvel An chinois durant lequel on prépare des voeux écrits avant de les afficher de chaque côté de la porte principale. (Aimable crédit du Musée national du Palais, à Taïpei)Les temples de Taïwan sont alors envahis par une foule pieuse venue prier, offrir de l'encens et implorer les dieux de leur accorder un meilleur sort durant l'année. Ainsi, la veille du jour de l’An, peu avant minuit, les gens plus nombreux et plus bruyants s'attroupent devant les grands temples. A minuit pile, les fidèles envahissent le sanctuaire pour être les premiers à placer leurs bâtonnets d'encens dans le vase-encensoir dédié aux dieux. Une tradition tenace veut que le premier qui effectue cet acte soit béni pour la nouvelle année.
Si quelques-uns de ces usages occultes du Nouvel An chinois sont tombés en désuétude à Taïwan, en raison de l'évolution des moeurs, les célébrations de cette fête sont observées avec une importance incomparable. Bien avant la saison, les petits marchands de rue s'installent aux bons endroits pour vendre les fameuses bandes de papiers portant les « voeux de printemps ». Les achats de Nouvel An commencent assez tôt et sont une des principales activités à cette époque dans l'île. Par exemple, à Taïpei, la rue de Tihua, située dans un vieux quartier, célèbre pour ses boutiques d'épices et d'autres produits alimentaires typiques, devient vite la destination préférée des citadins à l'approche de l'année lunaire. Des chansons et des airs traditionnels résonnent dans les grands magasins, qui, pour la saison, bradent leurs articles afin d'attirer une foule enrichie de la prime traditionnelle qui est versée à ce moment et désireuse de faire ses emplettes de Nouvel An.
Les jours précédant le Nouvel An chinois, ceux qui vivent loin de leurs parents se préparent à retourner dans leur famille. Afin d'éviter les embouteillages monstrueux sur la route, certains partent un jour plus tôt. Ceux qui empruntent un moyen de transport public, dorment dans les halls des aéroports, des gares ferroviaires ou routières pour être sûrs d'obtenir leurs réservations à la date voulue. Les tickets s'arrachent dès leur mise en vente et tout sera complet. Peu importe l'épuisement de ce périple, les inconvénients sont vite oubliés dès que la famille est réunie autour de la grande table de Nouvel An pour partager un repas savoureux et copieux, le plus important de l'année. Quoiqu'il advienne, les retrouvailles familiales seront toujours au coeur de la fête du Nouvel An chinois.
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MessageSujet: L'ECOLE EN CHINE   Mer 2 Mai - 23:23

Voici le récit d'un étudiant qui a séjourné en CHINE. Très interessant :

D'abord j'explique un peu le système scolaire.
Les enfants vont à l'école primaire pendant six ans. Après, ils vont au collège d'enseignement général pour trois ans où ils commencent à apprendre l'anglais comme première langue étrangère. Ensuite, les bons élèves, qui ont passé un examen, fréquentent le second cycle pendant trois ans. A la classe terminale, ils peuvent choisir d'apprendre le français ou l'allemand. Après avoir passé le baccalauréat, ils sont répartis aux universités en fonction de leur note.
En Chine, il y a en principe les mêmes matières qu'en Europe.
J'ai visité le lycée Xuejun de Hangzhou au sud de la Chine. Il a 2.000 élèves et il est très bien équipé: chaque prof a un laptop, il y a un terrain de sport avec une piste en Tartan et un gazon artificiel, quelques salles d'ordinateurs; on peut faire une transmission de vidéo à chaque classe. Les professeurs ont même une salle de musculation à eux.
Tout est neuf. Mais pour avoir ça, les parents doivent payer des droits de scolarité.
Chaque classe a 50 élèves.
Ils sont très disciplinés, par exemple, ils ne bavardent pas en cours, et quand ils parlent, ils se lèvent.
J'étais en cours d'anglais.
Premièrement, un élève a lu un article de journal, phrase par phrase, et la classe a relu les phrases. Ensuite, la prof a posé des questions, et les élèves ont noté les réponses directement. C'était un test. Puis la classe a lu un texte et après, la prof a interrogé les élèves.
Il n'y avait pas de réflexion indépendante ou de discussion.
L'école dure de 8 à 17 heures.
Les élèves ont huit leçons de 45 minutes chacune. Et puis, ils font chaque matin de la gymnastique sur le terrain de sport. C'est un spectacle très impressionnant quand on voit 2.000 personnes qui se sont mis en rangs et qui font tous la même chose en même temps. C'est pareil quand on voit la cérémonie qui se déroule une fois par semaine. Tous les élèves et les profs se placent et on hisse le pavillon chinois. Avec cela, ils chantent l'hymne national.
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MessageSujet: Y A T IL UN ALPHABET CHINOIS ?   Sam 5 Mai - 0:37

Il n'y a pas d'alphabet chinois au sens où nous l'entendons pour les langues occidentales. Dans la culture occidentale le mot alphabet est formé des deux premières lettres de l'alphabet grec alpha et bêta. Chacune des lettres de l'alphabet occidental représente un son qui en général n'a pas de signification propre. Les caractères chinois ne sont pas des lettres. Bien qu'ils y aient des exceptions, les caractères chinois représentent généralement un concept, une idée ou un objet.
Ce qui se rapproche le plus de notre conception de l'alphabet qui sert à épeler les mots dans les langues occidentales c'est la syllabe. Ainsi pour le chinois moderne on dénombre un ensemble d'environ 400 syllabes. Ces syllabes sont composées de deux éléments: le sheng et le yun . La première partie, le sheng est la consonne qui débute la syllabe. Le sheng est suivi d'un yun qui est en général une voyelle. On retrouve le yun simple qui ne compte qu'une seule voyelle telles "a, e, o" et le yun composé tels "ao, ou, an" à titre d'exemples. Par analogie on peut épeler une syllabe qui correspond à un caractère de la même façon que l'on épelle un mot en français. Il s'agit de connaître les 21 sheng et les 38 yun. Mais rappelons qu'un caractère n'est pas nécessairement un mot. Le mot est généralement composé de plusieurs caractères de la même façon que les mots en français comptent en général plusieurs syllabes. Évidemment, nous savons aussi qu'il existe dans les deux cas des mots d'une seule syllabe.
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MessageSujet: CONSEILS DE SAVOIR VIVRE   Dim 6 Mai - 1:33

Quelques conseils :

A retenir avant tout : faites preuve d’une infinie patience ! Efforcez-vous de garder votre calme en toute circonstance.

  • Il faut se faire une règle de parler en toute liberté et sans détours de tous les sujets que l’on souhaite aborder. Evitez autant que possible l’indiscrétion qui peut être gênante et ne vous lancez pas dans des critiques superficielles de particularités chinoises qui vous étonnent et que vous ne comprenez pas. Evitez notamment de vous lancer gratuitement dans des considérations politiques.
  • Lorsque vous saluez un chinois, une rapide poignée de main est considérée comme acceptable de la part d’un étranger. Une plus grande familiarité est réservée aux vrais amis que l’on ne peut espérer se faire au bout de quelques jours ou de quelques semaines de séjour dans le pays.
  • Les étrangers devraient se limiter au strict minimum dans leurs démonstrations réciproques de sympathie ou d’affection (embrassades, promenades main dans la main, bras dessus, bras dessous, etc.). Que deux hommes ou deux femmes se tiennent par la main est cependant considéré comme tout à fait naturel.
  • Il ne faut pas se livrer à des disputes en public ! Si l’on a un compte à régler avec un chinois, il faut éviter tout scandale ou esclandre bruyant en présence d’autres chinois. Il vaut mieux se contenir et attendre de pouvoir régler l’affaire en privé, à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes.
  • En Chine, hommes et femmes répondent à la même étiquette. Ce comportement change peu à peu dans les grandes villes, mais les femmes étrangères devraient éviter vêtements et maquillages trop voyants ou provocants. Un étalage de bijoux est tout aussi malvenu. Pour des rencontres privées chez les gens, inutile de s’habiller trop formellement ; par contre, des rendez-vous d’affaires imposent une tenue de ville stricte de qualité.
  • Perdre la face est la pire des choses qui puisse arriver à un chinois. Faire perdre la face à quelqu’un est considéré comme un comportement d’une gravité extrême. C’est une des raisons pour lesquelles les chinois n’expriment que très peu leurs sentiments directement et ouvertement.
    Il ne faut donc pas formuler de demande quand on sait d’avance que celle-ci ne saurait être satisfaite. En effet, un « non !» implique une perte de face qui mettra les deux interlocuteurs dans une situation fort embarrassante. Le chinois, afin d’éviter ces conclusions gênantes, se contentera souvent d’escamoter la question on répondra par un sourire qui signifie qu’il est temps de passer à autre chose.

  • La ponctualité est de rigueur pour les rendez-vous et invitations officielles ou d'affaires. Dans les rencontres privées, les chinois s'accordent des « marges » raisonnables.
  • La pratique du pourboire est de plus en plus répandue dans les hôtels, restaurants et autres activités de services. Les chinois qui vous dépannent vous donne un coup de main s'attende à un «geste» de la part de l'étranger.
  • On ne discute pas les prix affichés dans les magasins. Par contre sur les marchés libres ou pour certains achats très importants, les chinois acceptent le marchandage qu'ils pratiquent avec le sourire et dans la bonne humeur.
  • Il faut respecter les interdictions de photographier lorsqu'elles sont indiquées (les installations militaires sont toujours interdites, par définition). Certains sites sont autorisés après paiement d'un droit. Si l'on souhaite photographier des gens de près, nous recommandons d’en demander la permission aux intéressés.
  • Il est naturel. Chinois de parler de l'âge, du poids, de la famille, des revenus, etc. Dira quelqu'un qu'il a grossi depuis la dernière rencontre, n'est insultant, au contraire !
  • Il est normal pour un chinois de manger sa soupe de nouilles ou autres ingrédients en aspirant les aliments avec un grand bruit, tout comme il est normal pour lui de jeter les os sous la table ou de cracher par terre (à la campagne). Des campagnes de « savoir-vivre » essayent d'infléchir le comportement des gens avec plus ou moins de succès.
  • Invité à titre privé par des chinois (que ce soit restaurant ou chez eux), on apportera un ou des cadeaux pratiques : fruits, alcools forts - le cognac français est très apprécié -, un poisson encore vivant, ou quelque chose qui soit en rapport avec les passe-temps favoris des hôtes (disques compacts, cassettes, livres illustrés sur la vie en Occident) et aussi un petit paquet pour chacun des enfants (jouets, sucreries). Les jeunes générations citadines apprécient de plus en plus un beau bouquet de fleurs coupées (« à l'occidentale ») pour la maîtresse de maison.
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MessageSujet: LA RELIGION EN CHINE   Jeu 10 Mai - 23:44

Malgré les limites imposées par un régime méfiant envers les groupes religieux et les dévastations de la "révolution culturelle" à la fin des années 1960, la religion est à nouveau présente sur la place publique en Chine. Mais sous quelles formes ? et quels développements peut-on observer ? Une récente conférence à l'Université de Fribourg a permis d'en éclairer quelques aspects.

Peut-on aborder la religion en Chine comme on le ferait pour étudier la vie religieuse en Occident ? Les frontières entre profane et sacré sont-elles les mêmes ? Les critères permettant de définir l'appartenance religieuse sont-ils identiques ? Ces questions et bien d'autres se posaient aux intervenants qui, le 21 juillet 2006, ont présenté leurs observations sur "L'importance de la religion dans la Chine contemporaine". Les huit orateurs s'étaient réunis à l'initiative de l'unité de science des religions de l'Université de Fribourg (Suisse), devant un auditoire principalement composé d'étudiant(e)s.

La Chine se transforme, et cela vaut aussi sur le plan religieux. Bien que fondé idéologiquement sur l'athéisme, le régime communiste chinois tolère pragmatiquement la religion, tout en veillant à ce qu'aucun groupe religieux ne menace de rassembler des citoyens frustrés pour une rébellion, remarque Andrea Riemenschnitter (Université de Zurich). Il est vrai qu'il y avait eu des exemples de telles révoltes dans la Chine précommuniste, héritage historique qui incite à la prudence. Activités missionnaires et mouvements sectaires continuent de susciter une grande méfiance. En revanche, d'autres expressions du religieux sont en plein essor – de même que se développent dans les universités des départements d'étude des religions. Quel chemin parcouru depuis les turbulences de la "révolution culturelle" (déclenchée en 1966) !

Pour déterminer un peu plus précisément si le "retour du religieux" souvent évoqué correspond ou non à une réalité, Ines Kämpfer (Université de Fribourg) a mené en mai-juin 2004 une enquête quantitative auprès d'un échantillon de 424 étudiants de l'Université Fudan (Shanghai). Il n'existe guère d'enquêtes de ce genre : poser des questions sur la religion reste une entreprise délicate en Chine. L'environnement relativement "protégé" d'une université permet cependant de faire ce qui poserait problème sur la place publique.

Les étudiants de l'Université Fudan ne viennent pas seulement de Shanghai, mais de différentes régions du pays : cela permet d'obtenir des résultats plus parlants, même si Ines Kämpfer précise que cela ne peut évidemment pas être considéré comme représentatif de l'ensemble de la population.

Parmi les données recueillies, l'on apprend ainsi que les étudiants ayant répondu à l'enquête (59% de femmes, 41% d'hommes) admettent largement que la religion est un instrument de promotion des valeurs morales. La moitié environ ont occasionnellement une activité pouvant être – au sens large – qualifiée de religieuse (cela peut inclure le fait de brûler un bâtonnet d'encens ou de consulter un diseur de bonne aventure) ; mais il est rare qu'il s'agisse d'une activité régulière.

En ce qui concerne le degré de sympathie par rapport aux religions (plusieurs réponses possibles), le bouddhisme vient en tête (127), suivi du protestantisme (74), du confucianisme (40), du taoïsme (32) et du catholicisme (23). Mais près de la moitié des répondants ne se sentent de proximité avec aucune religion. Le taux élevé recueilli par le bouddhisme n'étonne guère, celui atteint par le protestantisme paraît plus surprenant : selon Ines Kämpfer, il faut avoir conscience que le christianisme jouit d'une popularité sur le plan intellectuel et culturel, mais que cela ne signifie pas que les étudiants exprimant cet intérêt soient tous prêts à se convertir.

Un autre résultat étonnant de l'enquête d'Ines Kämpfer : plus les étudiants sont issus de milieux relativement aisés et vivent en contexte urbain, plus ils tendent à être religieux – ce qui va à l'inverse des observations généralement faites dans d'autre pays (plus forte adhésion aux croyances religieuses dans les milieux modestes et en contexte rural). Plusieurs éléments peuvent expliquer éventuellement cette anomalie, suggère la chercheuse : par exemple l'offre religieuse plus importante en ville, et le fait que cet intérêt pour des questions spirituelles fait partie d'un nouveau style de vie d'élites urbaines. En outre, il est possible que certaines pratiques populaires fortement intégrées dans la vie rurale ne soient pas perçues comme religieuses par les personnes ayant répondu au questionnaire. En tout cas, cela révèle à la fois le besoin d'affiner encore les mesures de la religiosité en Chine dans des enquêtes futures et des pistes de recherche à suivre pour des travaux qualitatifs à venir.

Plusieurs auditeurs auraient sans doute attendu des résultats plus élevés pour le confucianisme. Comme on le sait, la question de savoir si celui-ci peut ou non être considéré comme une religion a souvent été débattue, notamment par des auteurs occidentaux. Sans être entièrement illégitime, cette approche tend cependant à être aujourd'hui considérée comme occidentalocentrique et dépassée, a rappelé Nicolas Zufferey (Université de Genève). Il faut en outre tenir compte de l'impact de courants réformistes qui, au XXe siècle, ont tenté de transformer le confucianisme en une religion selon les catégories occidentales, espérant par là renforcer et moderniser la Chine.

Le problème pour le confucianisme est plutôt l'opposition virulente qu'il a rencontré de la part de l'idéologie communiste : cela rend improbable, dans un avenir prévisible, l'aboutissement des ambitions des penseurs qui voudraient le faire reconnaître comme religion (il est l'une des six religions reconnues à Hong Kong), ou proposent même d'en faire l'idéologie officielle.

S'il est un peu tôt pour un tel retournement, nul doute que le climat change : jusque dans des universités, où des département d'études confucéennes sont subventionnés, des statues de Confucius commencent à remplacer celles du président Mao. Il faut dire que les valeurs morales du confucianisme, souligne Nicolas Zufferey, peuvent répondre à un certain nombre de besoins qui s'expriment dans la société chinoise contemporaine.

La religion telle qu'elle se manifeste à nouveau avec vigueur n'est pas exempte de changements, d'autant plus que le pouvoir est plus intéressé à la renaissance de la culture nationale ou du "folklore" (avec ses retombées touristiques) que par l'émergence d'une vie religieuse intense. Florence Graezer Bideau (Université de Lausanne) l'a montré en présentant les recherches qu'elle a menées il y a quelques année sur les associations pratiquant la danse rurale yangge dans le cadre du festival de Miaofeng shan, qui se tient dans un lieu de pèlerinage non loin de Pékin, où les dévots viennent rendre hommage à la déesse Bixia Yuanjun (appelée aussi "Immortelle, Céleste et Sainte Mère", ou simplement Nianniang). Les associations cultuelles traditionnelles qui perpétuent cette danse rituelle se trouvent de plus en plus concurrencées par des associations de quartier de Pékin (encouragées par les organes culturels du Parti communiste), qui présentent des chorégraphies modernes de cette danse, plus liées à une fonction de divertissement qu'au rituel religieux.

Mais les groupes religieux ne se bornent pas à la perpétuation de rites ou à la préservation d'un héritage spirituel. Ils exercent également une action dans la société. Les exposés de Fan Lizhu (Université Fudan) et de Taso Jiun Han (Université Nationale de Taïwan) ont mis en évidence le rôle croissant de communautés religieuses, notamment des communautés autour de temples locaux, pour développer des initiatives qui dépassent de loin la sphère de la religion au sens strict : création d'écoles, contribution à la protection de l'environnement, réparation de routes, etc. Ces fidèles, rassemblés autour d'un temple, en arrivent donc à remplir différentes fonctions que l'Etat, notamment dans des zones rurales, n'assume pas toujours ou pas complètement. Ils contribuent ainsi non seulement à une renaissance religieuse, mais aussi à l'émergence d'une société civile.

Ainsi, par petites touches, s'enrichit notre compréhension de la recomposition en cours du paysage religieux en Chine, de sa complexité, du rôle nouveau joué par des religions et des perspectives – encore pas entièrement définies – que cela peut ouvrir.
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MessageSujet: Re: LA CHINE   Ven 11 Mai - 13:28

Merci pour toute cette culture Liliane :)
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MessageSujet: Re: LA CHINE   Sam 12 Mai - 0:18

Je pense qu'il n'y a pas de secret, pour savoir il faut apprendre

professeur
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MessageSujet: LA GRANDE MURAILLE DE CHINE   Mer 6 Juin - 11:35

La Chine




La Grande Muraille




Vue de la muraille de Chine qui serpente
dans le paysage comme un dragon.


La Grande Muraille est un mur extrêmement long (environ 6000 km) comportant plusieurs tours de guet et des bastions (ouvrages de fortification en saillie). C'est en fait un immense rempart construit pour protéger l'Empire des invasions des peuples du Nord.
Elle a été construite et unifiée ( des morceaux plus anciens existaient déjà) par le premier empereur de Chine Qin Shihuangdi il y a plus de 2000 ans. Des milliers de paysans et de soldats de tout l'Empire ont été retenus pour construire ce mur pendant de longues années.
On peut en voir un des morceaux près de Pékin. C'est un des monuments le plus visité en Chine.
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MessageSujet: FICHE D'IDENTITE   Mer 13 Juin - 23:18

中华人民共和国
Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó

République populaire de Chine (fr)







(Détails)


(Détails)

Devise nationale : Compter sur ses propres forces




Langues officielles
mandarin 1

Capitale
Pékin (ou Beijing)
39° 55' N, 116° 23' E

Plus grande ville
Shanghai

Gouvernement
- Président
- Premier ministre
République populaire
Hu Jintao
Wen Jiabao

Superficie
- Totale
- Eau (%)
Classé {{{superficie rang}}}e
9 596 960 2 km²
2,8%

Population
- Totale ([[{{{population année}}}]])
- Densité
Classé {{{population rang}}}e
1 306 576 380 hab.
136 hab./km²

Indépendance
- Proclamation de la
République populaire
Antiquité
1er octobre 1949

Gentilé
Chinois, chinoise

Monnaie
Renminbi (RMB)

Fuseau horaire
UTC +8

Hymne national
La Marche des Volontaires

Domaine internet
.cn

Indicatif
téléphonique

+ 86

1 le mandarin est la langue officielle, sauf à Hong Kong (cantonais et anglais) et à Macao (cantonais et portugais). Dans certaines régions autonomes, le mongol, l'ouïgour et le tibétain ont également un statut officiel.
2 9 670 037 km² avec Taïwan.
3 l'ethnie Han regroupe 92% de la population, mais 55 minorités sont reconnues.
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